« Peut être donnons nous tout le meilleur de nous même à ceux qui de leurs coté ne nous accorde que rarement une de leurs pensées. »
•
_____« - A quoi bon ? Un an déjà s'est écoulé. Un an, deux mois et dix-huit jours. Et tu n'es plus là. Sais-tu au moins combien de fois j'ai essayé de t'appeler et où je suis tombé sur la voix robotisée me disant que tu n'étais pas là ? Tu n'es plus là de toute façon. Volatilisé dans la nature. Sans moi. Tu sais, je ne vais plus bien désormais. Je reste des heures assis sur le rebord de la fenêtre de ta chambre, à guetter tous les passants, espérant t'apercevoir un jour. Toi, avec ta veste noire et ton baggy blanc, ton sac de sport, dans lequel tu as fourré quelques pulls et quelques baggys dedans, à l'épaule et tes écouteurs dans les oreilles. Peut-être même avec une clope à la main. Pitoyable, je suis. Ta chambre est restée intacte, tu sais. Je n'ai rien touché. Rien n'a bougé. Il y a toujours toutes ces photos accrochées sur ton mur blanc. Cette poussière sous ton lit. Ces cartons remplis de toutes tes affaires dont tu n'as plus besoin posés sur le dessus de ton armoire à vêtements. Ta guitare adossée au coin du mur. Ces froissements sur le drap gris et délavé de ton lit. Même ton odeur plane encore dans cette pièce. Cette odeur si légère et si enivrante dont mes poumons se remplissent à chacune de mes respirations. Odeur qui m'apaise et qui me tue à petit feu, un peu plus chaque seconde. Car vois-tu, je me meurs en ce moment même. Depuis que tu n'es plus là. Après tout, qu'est la vie sans toi ? Un rien de moments pitoyables et sans importance qui comblent ma vie, les uns à la suite des autres. Je ne sais même pas ce que je fais encore de ce monde, tu sais. As-tu seulement idées de combien de fois j'ai pensé à mettre fin à cette vie devenue sombre et totalement sinistre sans toi ? Tu t'en moques de tout ça, n'est-ce pas ? Après tout, tu as toujours été égoïste. A ne penser qu'à toi. Jamais tu ne t'es soucié de savoir comment j'allais. Comment je me portais sans toi. Cela n'a donc aucune importance pour toi de savoir que je serais prêt à mettre fin à mes jours pour toi ? Cela t'importe donc si peu de savoir que je serais prêt à tout pour pouvoir ne serais-ce qu'une seconde te tenir à nouveau dans mes bras ? De pouvoir à nouveau sentir ton odeur ? Je t'aime, mais cela, tu t'en contrebalance aussi je suppose. Je te déteste autant que je t'aime si tu savais. Mais tu ne le sais pas. Car tu n'es plus là.
---Aujourd'hui, il neige. Chez toi aussi mon amour ? Autrefois, nous aurions couru dans cette poussière blanche. Tu m'en aurais jeté à la figure. J'aurais rigolé. Puis nous nous serions allongés sur le sol, dans cette masse de neige. Juste tous les deux. Nos mains entrelacées. Tu aurais roulé sur moi, doucement. M'écrasant un peu plus dans cette neige froide. Et tu aurais posé tes lèvres sur les miennes. Doucement. Délicatement. Avec amour. Comme tu sais si bien le faire dans ces moments-là. Tom le macho aurait laissé place à Tom l'amoureux. Celui qui est tendre et affectueux avec moi. Celui qui ne m'aurait jamais laissé seul dans ce monde d'incompréhension et de peur. Ton baiser aurait été rempli d'amour. Sans violence ni sous-entendu. Juste un baiser volé en surface. Que j'aurais approfondi, moi-même. On se serait embrassé là, pendant des heures. Juste toi et moi. Sans personne aux alentours. Car nous nous aimons. Car tu m'aimes toujours. Je le sens. N'est-ce pas ? Une part de toi, la plus belle sans hésitation, m'aime encore. Cette part si délicate et si fragile. Cette part qui m'appartient, et qui m'appartiendra pour toujours. Moi je t'appartiendrais à jamais. Car tu es mon âme s½ur. Ma moitié. Maman nous a toujours dis que quelque part dans ce monde, quelque un était fait pour nous, nous attendait. La nature a mal fait les choses. Ou au contraire les a réussi. Car ma moitié à moi, la personne qui a été conçue pour moi, celle qui m'attendait, n'est autre que toi, mon amour. Juste toi, et personne d'autre. Ma vie sans toi n'a aucun sens, Tom. Je t'aime. Voilà tout.
---& Ici est la raison de ma folie et de ma dépendance. J'aime mon jumeau, mais cette amour s'est enfui, sans moi. Est-ce donc si mal de l'aimer au point que ma mère me prenne pour un fou ? Qu'elle me frappe et m'insulte lorsqu'elle me voit ? Mais elle m'aime, c'est certain. Je suis son dernier fils, l'autre ayant pris sa valise et s'étant évadé on ne sait où. Mon amant. Amour de toute ma vie. Le mien. Celui qui m'appartient. J'ai pleuré, vous savez. Mainte et une fois j'ai pleuré sur mon lit, sur le canapé, sous la douche, dans le couloir, dans les magasins, ou au cinéma devant un de ses films si stupide où tout finit toujours bien. Parfois, j'aimerais bien être dans un de ses films. Où Tom reviendrait me chercher. Il me prendrait par la main et il m'emmènerait, loin de tout ce monde infâme. Parfois, je me laisse à rêver qu'il est simplement partit nous chercher un coin paradisiaque. Rien que pour nous deux. Mais qu'il ne le trouve pas. Ou pire, qu'il s'est perdu. Alors je pleure. Je l'appelle. Mais jamais il ne revient. Pourquoi ? Je ne comprend pas. Il m'avait promis pourtant, vous savez. Il m'avait dit que nous deux, c'était pour la vie. Il m'a menti. Mais je l'aime. Je l'aime, je l'adore. C'est fou comme je l'aime. C'est beau comme je l'aime. Alors pourquoi il ne revient pas ? Après tout, je suis certain de pouvoir aimer pour deux personnes.
---Je le cherche, vous savez. Je trouve toujours en chaque personne un de ses magnifiques et nombreux trait de caractère. Ses yeux. Sa bouche. Son nez. Ses oreilles. Ses mains. Son sourire. Son froncement de sourcil. Son froissement de nez lorsqu'il se met à rire. Ses fossettes. Alors je me laisse à rêver qu'il est devant moi. Là. Juste en ce moment. Puis la réalité me revient directement. En pleine face. Le masque tombe. Et chaque fois cela fait plus mal. Je connaissais l'exagération humaine concernant cette expression, « avoir le c½ur brisé ». Mais je pensais que cela n'était qu'une image, comme cette autre expression, « avoir les yeux plus gros que le ventre », celle que ma mère ne cessait de nous répéter lorsque Tom et moi nous servions trop à manger au dîner. Alors vous voyez, lorsque Tom est parti, je ne m'attendais pas à ressentir cette douleur au c½ur. Ce déchirement si clair et direct. Ce brisement dans ma poitrine. Comme un poignard enfoncé en plein milieu du ventre. Une main qui vous tord ce muscle, dans tous les sens, jusqu'à en saigner et en pleurer. J'ai crier. Longtemps après son départ. Mes mains ont frappé les murs blancs de ma chambre, laissant des marques rouges saignantes dessus. J'ai tout fait si vous saviez pour atténuer cette douleur. La noyade dans la baignoire. Les somnifères. L'alcool. La drogue. Mais la mutilation reste la mieux. Ce sang si chaud coulant sur votre peau blanche. Ces picotements dans le bras. La tête qui tourne. Pendant l'espace d'un instant cette douleur arrivait à remplacer celle de mon c½ur. Puis je l'arrêtais. Quand les forces me manquaient. Quand le souffle s'affaissait. Quand les battements de mon c½ur se faisait plus rare. Et alors, cette douleur si affreuse revenait. Un an déjà qu'elle est présente. Que voulez-vous que j'y fasse ? Seul lui peut l'arrêter. Mais cela, il s'en moque. Comme du reste après tout. J'aurais aimé lui dira au revoir aussi. Qu'il ne s'en aille pas comme un voleur. Même pas un mot. Pas un regard. Un soir, nous nous sommes couchés. Comme toujours. Dans son lit. Chez nous, dans notre appartement. Nous avons fait l'amour. Comme souvent. Lui au dessus, moi en dessous. Dans ces moments-là, il est tellement délicat. Doux et attentionné. Ses caresses sont si tendres. Ses baisers remplis d'amour. Souvent il me suçote le cou, jusqu'à en laisser une marque. En me disant ces mots à l'oreille. « Ainsi tu m'appartiens. » Sans cela je lui appartiens déjà, vous savez. Mais ce soir-là, ces caresses étaient encore plus douces. Ses baisers plus longs. Plus fougueux. Plus amoureux qu'auparavant. Il m'a laissé trois marques sur le cou. Il m'a griffé le torse. Embrassé le ventre. Léché le tatouage. Ce soir-là n'était pas comme les autre soirs. Nous avons faits l'amour durant trois heures environ, puis il s'est laissé tombé sur moi et m'a glissé ses mots à l'oreille. « Tu m'appartiendras toujours Bill. Quoi qu'il se passe, tu seras toujours mien, n'est-ce pas ? » Et je l'ai embrassé, amoureusement et doucement. Pour acquiescer. Un baiser peut remplacer bien des mots, vous savez. Les baisers sont mille fois plus puissants et plus enrichis en sentiment. Et, même aujourd'hui je suis sien. Pour toujours, vous savez. Et je me suis endormi. Dans ses bras, le nez fourré dans son cou, respirant pour la dernière fois son odeur. Et le matin, il n'était plus là. Aujourd'hui, je ne sais pas où il est. Ni même avec qui. Pour tout vous avouer, je ne l'ai jamais cherché. A quoi bon ? Il est peut-être au Japon ou au Brésil. Que sais-je ! Peut-être est-il marié avec une femme. Que cette dernière est enceinte ou a déjà accouché. Peut-être qu'il est avec un homme. Car après tout, il préfère les hommes. Et qu'ils se sont pacsé ou même marié, cela dépend du pays. Peut-être qu'il est seul. Qu'il voyage. Ou qu'il est mort. Dans tous les cas, je suis sien. Je lui appartiens. Et je l'aime. Rien de plus simple pour moi. Ich liebe dich, meine Liebe. »
_______________________________
Voili, voilou les amis. Chapitre 2 posté. J'espère sincèrement qu'il vous plaira.
Et, concernant les suites, ce qui veulent être prevenus, il vous suffit de me laisser un commentaire sur le dernier chapitre postés.
Merci bien. Je vous aimes déjà, mes chères lectrices et peut-être bien chers lecteurs.
Bisous. Ema.